Bocuse d’Or

Le Bocuse d’Or, c’est quoi?

Le Bocuse d’Or, c’est une compétition culinaire du plus haut niveau. Le Bocuse d’Or, c’est 5h35 de gestes précis et entrainés des centaines de fois, c’est une union entre un cuisinier, son commis et leur coach, malgré le vacarme d’une foule déchaînée présente pour les encourager.

Au bout du chronomètre, les cuisiniers doivent servir deux mets à un jury composé des plus grands cuisiniers de la planète, le premier sur assiette et le second sur plat, dans l’esprit d’un service gastronomique à la française.

Le Bocuse d’Or, c’est une expérience qui a changé la vie de bien des cuisiniers, en les parant d’Or, d’Argent ou de Bronze. Le Bocuse d’Or c’est une compétition de haute précision, une lutte contre la montre, en équipe, mais aussi face à soi-même et face à 23 autres candidats.

Et puis, le Bocuse d’Or, c’est aussi une surprise, avec des thèmes qui changent chaque année.

Bref, le Bocuse d’Or c’est une aventure qui change les cuisiniers qui y participent, qui les fait grandir, qui les pousse dans leurs derniers retranchements, mais en leur permettant de croiser des chefs du monde entier et de découvrir leur cuisine, de se faire des amis à l’autre bout de la planète et de se faire connaître partout, s’ils parviennent à soulever le trophée.


Le concours a été créé en 1987, par Paul Bocuse. A cette époque, le chef est déjà auréolé de trois étoiles au Guide Michelin depuis 22 ans. Il a créé des plats signatures indémodables, le rouget en écailles de pommes de terre ou la soupe VGE.

À 61 ans, il aurait pu prendre un peu de repos. Mais ce n’est pas le genre de la maison. Il a une autre idée en tête: la création d’un grand concours international.

Il le pense comme l’expression de la rigueur, du savoir-faire, de l’excellence, mais dans un esprit festif de compétition sportive, jeune et moderne. Le Bocuse d’Or est né.

Dès la première édition, l’événement s’impose comme bien plus qu’un concours. Trente ans plus tard, c’est toujours un but ultime, un Everest, le sommet de la cuisine mondiale. Très peu de chefs ont su un jour le dompter. Depuis 1987, 15 éditions, 15 cordées – chef, commis, coach, président – sont parvenus au sommet. Mais ils sont des milliers à avoir tenté l’aventure, depuis les qualifications nationales et continentales, jusqu’à la grande finale, organisée tous les deux ans dans le cadre du Sirha, les années impaires, à Lyon.

Bocuse d’Or Suisse

Après une splendide 5ème place, obtenue le 30 janvier à Lyon, l’Académie Suisse Bocuse d’Or a toute de suite lancé sa sélection pour trouver le prochain représentant de la Suisse pour la compétition créée par Paul Bocuse. 

Exceptionnellement, c’est lors du Cuisinier d’Or que la sélection suisse du Bocuse d’Or a eu lieu. Ainsi, c’est déjà le 25 février que l’on a connu l’identité du prochain candidat suisse au Bocuse d’Or Europe 2020. Une place qui s’est jouée entre deux des six finalistes du Cuisinier d’Or. En effet, seuls Ale Mordasini et Lukas Schär ont cuisiné avec un double enjeu au Kursaal de Berne. Pourquoi seulement eux? Car ils étaient les deux seuls participants à la finale du Cuisinier d’Or à posséder la nationalité helvétique, obligatoire pour participer au Bocuse d’Or en tant que représentant de notre pays.

Le 25 février 2019, ils ont eu 5 heures et 30 minutes à leur disposition pour créer un plat de viande et un plat de poisson pour 14 personnes. Au bout de 4 heures et 15 minutes, les candidats ont dû présenter leur plat de poisson, à base de cabillaud et de crevettes. Puis, au terme du temps imparti, ils ont envoyé leur plat de viande, réalisé avec trois poulets fermiers de Gruyères, abats compris.  Et pour relever ce défi de taille, les finalistes n’ont pu compter que sur l’aide de leur commis attitré, âgé de moins de 21 ans.

Au terme de l’épreuve, c’est Ale Mordasini, qui l’a emporté et qui s’en est allé représenter la Suisse lors de la finale continentale qui s’est tenue, à Tallinn, les 15 et 16 octobre 2020.

Bocuse d’Or Europe

Le vendredi 16 octobre, Ale Mordasini, jeune chef argovien de 29 ans s’est qualifié pour la finale mondiale du Bocuse d’Or, à Tallinn. Il a envoyé ses deux plats, de très belles réalisations, dans les temps, ce qui lui a permis de se placer à la huitième place du concours, se qualifiant donc pour la finale mondiale du Bocuse d’Or qui se tiendra à Lyon, non pas en janvier, comme d’habitude, mais les 1er et 2 juin 2021, Covid-19 oblige.

Ale Mordasini portera donc face à 23 autres nations, les couleurs de la Suisse et tentera de décrocher une place au firmament de la cuisine avec son commis Manuel Hofer et son coach Rasmus Springbrunn.